Mémoire d’une valkyrie

caloo valkyrieSi vous lisez ces quelques mots, c’est que je suis passé de vie à trépas. Moi, Caloo, la sexy valkyrie qui sourit, je suis la rousse que l’on n’oubliera pas. Que Dieu ou Allah vous garde aujourd’hui et à jamais.

Par ce matin d’automne, souffre mon cœur d’une langueur monotone. J’ai rejoint mon clan, mes sœurs et mon domaine. Notre citée est sur le point d’être attaquée. La royauté a décidé de livrer bataille pour tous nous protéger. Mes sœurs et moi sommes réquisitionnés dans le cdc. Un nouveau combat va bientôt s’engager.

Tourne, tourne la hache affutée au milieu du vent et autres bâtiments.

Lutter pour la liberté, lutter pour l’avenir des siens, lutter, envers et contre tout. Lutter la chevelure enflammée contre des hordes de boulistes viandars et assoiffés de sang. Lutter pour célébrer la vie est ce pourquoi j’ai été choisie. Ma hache est mon amie, l’autrui est mon ennemi.

Tourne, tourne la hache affutée au milieu du champ de bataille et autres bâtiments.

Je ne crains pas les dragons qui dans la nuit me guettent, les géants et sorciers à la taille d’athlète, ni même que la foudre me tombe sur la tête. Je suis l’alpha et l’oméga, l’ultime rempart contre le vil envahisseur. Manger du cochon, j’aime cela ! Je suis digne de mes aïeux, car je suis comme eux, disciple de Bacchus et du roi Supercellus. Et quand viendra l’heure de mon dernier soupir, je n’aurai pas peur de rencontrer le grand gardien. La lumière m’attend au bout du chemin. Tant des miens m’y accueilleront. Mourir l’arme au poing est mon destin. Bravoure, honneur, sens du sacrifice sont inscrits au creux de mes reins depuis les temps anciens.

Tourne, tourne la hache affutée au milieu du sang et autres bâtiments.

J’entends à présent, le son lointain des cors et des tambours des infâmes barbares. Mes poils s’hérissent, ma tignasse s’ébouriffe, mon cœur palpite pour ce hameau qui m’a vu naître. Je pose ma plume, range mon encrier, et éteins ma chandelle. Je ne peux plus reculer, il est trop tard. Je vous laisse, je dois me préparer. La cause que je défends est juste et noble. Je n’ai ni remord, ni regret. Soyez heureux pour moi, ne me pleurez pas, car je suis venu, j’ai vu, j’ai vécu, et surtout tant aimé….

La hache s’est émoussée, elle a fini de tourbillonner et git à jamais immobile au milieu des ruines et des corps démembrés.

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